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Ceci est la suite de la page "Comment réussir aux concours"
Maintenant que les résultats tombent, je m'en vais laisser quelques lignes
sur l'attente des postulants aux differents concours de la fonction
publique jusqu'au jour de l'affichage des résultats au building Lamizana,
en fait il s'agit ici de l'expérience de quelques amis et la mienne aussi!
Après la composition, la guerre n'est pas encore fini chez le postulant qui
n'a d'autre salut que de réussir à un concours au moins. En fait, il reste
toujours des séquelles de guerre; que dis-je? Des séquelles de concours. En
effet sa ( postulant ) nuit est peuplée de rêves étranges et profonds; mais
tout de même de rêves de réussite ou de defaite, en tout cas beaucoup plus
le premier que le dernier; quelque soit l'effort fourni pour repondre aux
questions de tests psychotechniques et de tests de niveau lors des concours.
Les années passées, quand on ne savait pas, la date de publication, il n'était
pas rare de voir chaque jour défiler un monde à la recherche de la mondre
nouvelle affiche collée. Ainsi il fallait quitter des dizaines de kilomètres souvent
pour venir voir qu'il n'yavait rien comme information.
A l'époque aussi la proclamation des résultats se faisait souvent dans les premiers
mois de la rentrée scolaire. Ces résultats étaient capitaux car ils permettaient à tout
un chacun de savoir s'il continuera à payer la scolarité ou si cette année au lieu de
payer la scolarité, ç'est lui qui sera payé, car une fois admis au concours, on a droit à
un pécule. Il n'était pas rare de voir certains éléves, confiants qu'il réussirai cette
année, dépenser la scolarité que les parents ont trimer pour avoir et de constater après
leur déroute.
On rêvera que l’on est entrain de touché son premier pécule, que l’on est dans une nouvelle
école de formation de son choix, que pour la première fois on nous respecte. On rêvera au
premier vélo que l’on va se payer ou à la première moto, aux conditions de vie qui vont
changer, on rêvera que pour la première fois on est entrain d’aider ses petits frères et
sa famille au village, eux qui n’ont jamais cessé de nous soutenir, on rêvera aussi que
l’on est entrain d’offrir un cadeau à sa mère ; une cuvette ; une bassine ; un pagne,
on rêverai au premier bijou que l’on offrira à sa fiancée resté au village, on rêvera
de ces bons rêves, ces rêves que l’on voudrai qu’ils se réalisent, ces rêves que l’on a
du mal à accepter comme tels, ces rêves que l’on voudrai qu’ils soient et qui ne sont
pas, ces rêves qui nous font tant de bien, ces rêves qui nous font planer, qui nous
font léviter, qui nous font espérer, qui nous font croire, ces rêves de situation, ces
rêves de postulants et que sais-je encore ?
Mais très vite on se rendra compte que ce ne sont que des rêves et il faudra s’y
faire pour ne pas s’y perdre. Pour tout vous dire, l’attente sera longue et les nuits
bien agitées pour le maximum de postulants ; ceux qui n’ont d’autres choix que la
réussite aux concours, ceux qui n’ont plus d’autres « sources d’espérances ».
Pendant ce temps, les rumeurs iront bon train quant à la date de la
proclamation prochaine des résultats des concours.
Les résultats
Pour la majorité des postulants, dans les années antérieures, les résultats
des concours de la fonction publique étaient connus par surprise par hasard,
heureusement que les choses s’améliorent au fil des ans, maturité et
expériences obligent. Ainsi comme à l’accoutumée, le postulant qui las
d’attendre les résultats, faisait des crochets incessants au Building Lamizana,
découvrira un jour en venant chercher des nouvelles, un attroupement anormal
de gens au niveau des affiches de ce grand bâtiment administratif du pays.
Son cœur se crispera sur le champ car il sait que les résultats sont affichés
et il devra affronter ses peurs pour connaître enfin ses résultats qu’il a
tant attendu ; ces résultats qui libèrent ou qui enchaînent, ces résultats qui
soulagent ou qui déçoivent, ces résultats qu’il faut connaître, ces résultats
qui sont là si près et si effrayants.
Courageux, puisque n’ayant d’autres choix que d’affronter cette situation, le
postulant se mêlera à la foule déjà présente, cherchera une petite place pour
lire les entêtes des concours, puisqu’il faut le dire, ces jours là sont un jour
de grand monde, un jour d’affluence !
Suivez plutôt Benjamin venu voir ses résultats et n’ayons pas honte tout un
chacun de nous à eu sa période de traversée du désert.
Ce soir-là Benjamin pris son tacot qu’il pédala difficilement pour joindre
Kilwin à la Zone des Ministères. Oh combien ce vélo l’a soutenu dans ces
difficiles, ce vélo, qui le comprenait si bien, ce vélo qui connaissait sa
situation, ce vélo qui crevait là où il fallait, et qui l’a jamais déçu ! Il
arriva au Building et trouva un coin pour son vélo dans un parking de
circonstance ; le prix du parking cinquante francs ! Il négocia et obtient
une réduction de 25F acceptable pour un vélo, réussit à se faufiler dans
la foule pour arriver à la première affiche : Contrôleur de Douane. Comme
il n’avait pas participé à ce concours il lui faudra maintenant sortir de ce
groupe pour aller voir d’autres affiches. Il réussira tant bien que mal à
s’extirper de la masse compacte qui s’était formée derrière lui. Pour ne
pas subir le même sort qu’à la première affiche, il se renseigna avec un
ami pour savoir où l’on pouvait lire le résultat des Techniciens Supérieurs
en Génie Civil. L’endroit lui fut montré. Il eut encore plus peur qu’avant car
là-bas se trouvait son résultat, sa situation. Il arriva cas même à s’approcher
puis en un coup comme il en a l’habitude avec les tests psycho; il ne vit rien.
Oh avait t-il échoué ? Il regarda la liste d’attente et ne vit rien encore.
Cette fois-ci il avait complètement échoué ! Quel malheur, quelle misère, il
repense déjà à toutes ces heures de travail, tous ces mois de privations de
prières, toutes cette concentration, tout ce travail, toute cette souffrance,
toutes ces humiliations… Quel désespoir, quelle malchance! Il avait ruminé
toute sa vie, immobile, devant cet écriteau plein de noms inconnus. Il se résolu
à accepter sa défaite car il comprenait que les candidats étaient nombreux et
que même s’il était parmi les plus intelligents de son village, il était loin derrière
à Ouagadougou et très loin encore au Burkina Faso. Il accepta que les autres
fussent plus forts que lui et se décida à partir quand tout à coup son voisin
s’écria : « je suis admis au concours des Assistants aux Affaires Economiques,
je suis admis, je suis admis, Dieu soit loué... « Assistants aux Affaires
Economiques ! Je n’étais donc pas à la bonne affiche ! Oh
Dieu soit loué, j’ai encore une chance ». S'écria t-il. Pendant que son voisin
jubilait,Benjamin sorti du groupe et respira profondément. Comme dans ces
circonstances, il pria beaucoup Dieu de l’aider à avoir un concours, rien qu’un
concours. Il se renseigna encore et lui indiqua une autre affiche. Il se dit
que cette fois ci la première des choses qu’il fera sera de lire l’intitulé du
concours.
Arrivé, il commença donc : « … sous réserve d’un contrôle approfondi, les
candidats… de 10 Techniciens Supérieurs en Génie Civil ». Il se rapprocha et
lit… Son souffle se coupa. Il criait ; enfin il hurlait, il piétinait des pieds,
bousculait ses voisins, remerciait Dieu… il venait d’être admis au concours des
Techniciens Supérieurs en Génie Civil, chose qu’il n’espérait plus ya un instant.
Il sorti du groupe, chanta sa réussite à qui voulait l’écouter, puis revint
brusquement sur ses pas pour se rassurer qu’il avait lu dans la bonne liste c’est
à dire celle des admis et non celle d’attente (liste d’attente). Ses doutes se
dissipèrent car il revu son nom à sa place, c'est-à-dire sur la liste des admis.
Il s’assura que c’est de lui qu’il s’agit en vérifiant dix fois le numéro de sa carte
d’identité et celui de son récépissé de dépôt de dossier et il accepta que c’était
bien lui.
Il enfourcha son vélo et parti annoncer la bonne nouvelle au monde entier. En
chemin il se senti léger sur son vélo, ce vélo qu’il avait souvent toutes les
peines du monde à pédaler, roulait maintenant comme s’il avait un moteur ;
rapide, fluide. En circulation Benjamin se senti important, normal puisqu’il venait
décrocher un concours, il faisait maintenant très attention à ces foutus Taximen
qui provoquaient pas mal d’accidents, car se faire écraser au soir d’une réussite
si grande, Benjamin ne comptait pas se laisser emporter ainsi, il comptait bien
en profiter du fruit de son travail. Ce jour là fut un jour de grande prudence
pour lui. Mais quand il arriva au Rond point du 02 octobre, Benjamin se demanda
s’il ne rêvait pas. Ah encore ces maudits rêves qui le torturent tous le temps !
Il se pinça pour s’assurer que c’est bien lui, et il senti la douleur mais il se
rappela de ses cours de psychologie qui disent qu’une envie très forte peut
créer, cet état de rêve éveillé, il se dit que rien ne lui coûterai d’aller voir
encore ! Car ça ne sera jamais à son honneur de donner à la famille, une fausse
nouvelle. Il reparti de plus belle à l’assaut du Building Lamizana et vit que son
nom était là, toujours à la même place avec les mêmes numéros. Cette fois ça
doit être vraiment vrai,il vient de réussir au concours. Il donna la bonne nouvelle
à son oncle, appela au village pour donner la même information. Quelques jours
après, son frère l’informa qu’il a entendu son nom à la radio pour un autre
concours ; celui des Préparateurs d’Etat en Pharmacie. Mais pour Benjamin,
cela n’avait plus d’importance puisque son choix était déjà fait. Néanmoins
jusqu’à la rentrée, Benjamin ne cessera de faire de ces rêves d’avant et
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